Partir sans perdre la foi

La foi comporte trois composantes : une adhésion, une croyance et une confiance. Elle a un contenu et se manifeste de manière concrète dans la vie. De nombreux facteurs peuvent bousculer notre foi, citons par exemple les difficultés de la vie, la perte d’une zone de confort, un environnement nouveau et inconnu…

Nous éssayerons d’aborder dans ce post des solutions pratiques et non exhautives nous permettant  de garder la foi face au difficultés sur-évoquées.

A la question : « comment garder la foi ? » un mot nous interpelle, c’est celui de « garder » ; et avec ce mot, toute la formulation. Dans « garder », on peut premièrement entendre « conserver », « protéger », « tenir » et ou « veiller ». Il vient alors les interrogations suivantes : dans le contexte de l’Occident de quoi la protège-t-on ? Contre qui ou contre quoi tenir ? Pourquoi doit-on veiller ? Abordé comme cela, nous avons une approche défensive de la question.

« Garder » peut aussi dire « entretenir », on a ici l’idée de la croissance et de la fructification. En effet, lorsqu’on dit d’un jardinier qu’il entretient son champ, on entend ici que ce dernier prend soin de ses plantes afin qu’elles croissent, soient en bonne santé et se multiplient. Entretenir rend donc écho à « prendre soin. C’est dans ce deuxième sens du mot « garder » que nous aborderons notre problématique.

Notons pour la lecture que nous emploierons le terme « Occident » et ses dérivées pour faire référence aux trois pays  membres de la FEIAC.

 

Pour garder la foi, il faut la nourrir

Si la foi naît de la réception de la parole de Dieu (Rm 10), elle grandit en se nourrissant de cette même parole. La foi chrétienne est une adhésion à un contenu, elle ne peut donc grandir et s’affermir qu’à travers une connaissance continument améliorée de la vérité sur laquelle elle s’appuie. Une lecture régulière de la Bible est donc indispensable pour une foi en bonne santé et qui demeure.

En Occident, nous pouvons bénéficier d’un accès facilité à différentes traductions de la Bible, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Elles sont accessibles en librairies chrétiennes, ces dernières proposent généralement un service d’achat en ligne.

Par exemple, en France, ce sont les librairies : La maison de la Bible, la CLC, 7ici, …

Si vous êtes adeptes de la lecture sur supports électroniques, l’accès facilité à internet vous permet d’installer et de bénéficier de nombreuses applications téléchargeables sur les plateformes Apple et Google.

Pour conclure sur ce premier point, ajoutons que la lecture régulière de la Bible ne peut se départir de la prière. Nous avons ici deux composantes du culte personnel que le croyant doit cultiver.

Pour garder la foi, il faut bien s’entourer

L’individualisme est peut-être le caractère dominant de la société européenne. C’est aussi ce qui la différencie le plus de celle africaine. Cette caractéristique amène à la solitude, source de nombreux maux dans nos sociétés.
Le croyant quant à lui n’a pas été appelé à être seul, Dieu, au contraire, a pour projet de l’ajouter à l’Église [Ac. 2]. Les premiers chrétiens ont bien compris l’utilité de la vie communautaire [Ac 4] et de sur quoi dans un contexte politico-religieux hostile.
L’église locale est le cadre où on s’accueille, s’écoute, s’encourage et sert. La participation fidèle à une assemblée de croyants est un moyen indispensable pour entretenir sa foi.

En France (l’exemple ici vaut pour les autres pays), il est facile de trouver une église. Elles disposent quasiment toutes d’un site internet sur lequel vous trouverez des informations pratiques : confession de foi, présentation de l’équipe des responsables, adresse, moyens de transports, horaires de réunions ou de cultes, contacts… Nous vous conseillons d’effectuer des visites de 2 ou 3 églises que vous aurez identifié, rapidement faire un choix et en fréquenter une.
Quand vous y êtes, faites-vous connaître en faisant connaissance avec les responsables et les membres. Comment faire ? demandez à l’issue du culte à avoir un entretien avec un responsable, ce dernier vous présentera l’église locale et les départements dans lesquels vous pourrez vous investir.
En plus d’une église qu’il faut fréquenter fidèlement, vous pouvez rejoindre des groupes de chrétiens qui sont en adéquation avec votre situation socio-professionnelle :

  • Si vous êtes étudiants, il y a sur la grande majorité des campus des groupes bibliques universitaires (GBU en France, …)
  • Si vous êtes professionnels, en France, vous avez au sein du GBU des réseaux professionnels animés par des chrétiens. Ce sont les réseaux scientifiques, santé, entreprise, …
  • Si vous désirez un groupe intergénérationnel, interprofessionnel, camerouno-européen et porté sur des projets vers le Cameroun : vous pouvez rejoindre SLB (Belgique), CNA (Allemagne) et AGBE (France)

Pour garder la foi, il faut l’exposer

Si une vie d’église est indispensable, elle ne doit pas nous couper de la société. Jésus-Christ parlant des disciples n’a-t-il pas dit : je les ai envoyés dans le monde (Jn 17.18) tout en reconnaissant qu’ils ne sont pas du monde (Jn 17.14). En outre, son dernier message est encore un envoi à aller dans le monde pour l’annoncer et le servir (lui, Jésus) (Mt 28.19).

L’idée est donc d’être ensemble sans pour autant cultiver une vie entre-soi. Il est a noté que vivre notre foi de façon concrète et intelligente dans notre environnement quotidien (université, lieu de travail, …) a quelque chose de bénéfique. Nous entendons par vivre de façon intelligente sa foi, la capacité à l’exprimer sans l’édulcorer en utilisant les codes de son environnement.

Alors pourquoi exposer ma foi m’est bénéfique ? Parce qu’en l’exposant, je l’affirme ; en l’exprimant, je la consolide et la fais vivre. En le faisant, je me libère et m’affranchis du tabou de la foi qui caractérise l’Occident depuis le siècle des lumières.

Vous entendrez peut-être parler de la laïcité des institutions, notion utilisée à tort pour cantonner la croyance à la sphère privée. Le Conseil National des Évangéliques de France (CNEF) a publié le livret « libre de le dire » qui démontre de façon argumentée que la laïcité est au contraire le garant d’une liberté d’expression religieuse apaisée et constructive dans la sphère publique.

Sachez donc exposer votre foi, car comme dans le jardinage [toute illustration a ses limites], une plante qu’on n’expose pas à la lumière ne grandit pas, s’estompe et finit par mourir.

En résumé, Il y a un bienfait à exposer notre foi et dans ce prolongement, il y a un bienfait à servir Christ dans le monde à travers l’évangélisation sous toutes ses formes.

Au terme de notre réflexion nous dirons que pour garder la foi, il faut :

  • Lire sa Bible ce qui s’accompagne de la prière,
  • Cultiver la communion fraternelle à travers une vie communautaire
  • Exposer sa foi à travers l’évangélisation
Ces prescriptions n’ont rien de nouveau, elles paraissent même simplettes. Ce sont cependant celles appliquées dès le début de l’église primitive, elles ont traversé les temps, les âges et sont vraies sous tous les cieux. Il nous a paru bon de les exposer car elles constituent, à notre sens, le terreau duquel la foi tire toute sa vitalité.

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